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Aytré : quand l’arrêté d’interdiction de baignade prend l’eau

Thu, 18 Aug 2022 19:52:00 +0200 - (source)

Serait-il touristiquement incorrect de fermer une plage polluée durant la saison balnéaire ?

La baie d’Aytré en Charente-Maritime souffre d’une pollution multifactorielle depuis des décennies. En 2018 la municipalité s’est résolue, contrainte et forcée, à interdire la baignade de façon permanente. Mais à l’heure où les touristes affluent, le bain de mer y semble curieusement toléré par les autorités…

L'interdiction date de 2018, la pollution est hors d'âge... - Reflets

Le premier volet de cette enquête date de quelques mois déjà. Reflets s’était penché sur le cas de la plage du Platin d’Aytré bien avant l’arrivée des estivants (Tout le dossier ici). A cette époque le maire de la commune se déclarait plutôt confiant pour la suite : « Les analyses de 2021 étaient plutôt bonnes, pour 2022 on va renforcer les analyses tout l’été, du mois de juin au mois de septembre, et si ces analyses sont bonnes avec les arrêtés qui ont été pris on sera forcément gagnant pour 2023 et on parie sur cette réouverture, on va mettre tous les moyens en œuvre ! ». Depuis, la saison d’été bat son plein et les vacanciers viennent par centaines se rafraîchir dans une eau impropre à la baignade. L’alerte a-t-elle seulement été signifiée à hauteur des risques encourus ? Et qu’en est-il concrètement de l’action des autorités sanitaires à moins d’un mois de la clôture officielle de la saison balnéaire ? Le point sur la situation...

L'effet carte postale: tous à l'eau! - Reflets
L'effet carte postale: tous à l'eau! - Reflets
Masquée par la beauté du décor l'invisible contamination est là, toujours et encore. Les opérations de dénombrement des bactéries fécales font état de chiffres bien supérieurs aux normes admises par le ministère de la santé depuis 2013. L'évaluation de la qualité sanitaire des eaux de baignade repose sur la recherche de deux indicateurs témoins: Escherichia coli et entérocoques intestinaux. Et quand bien même on chercherait à minimiser l’ampleur ou la toxicité de cette pollution,...


Avisa Partners : les gendarmes en vacances

Tue, 02 Aug 2022 15:50:02 +0200 - (source)

Sont-ils partis à Saint-Tropez pour préparer le Forum international de la cybersécurité ?

La gendarmerie nationale n'a toujours pas trouvé quelqu'un qui puisse s'exprimer sur ses liaisons avec Avisa Partners pour l'organisation du FIC. Tout le monde est en vacances, et en plus, c'est la période des mutations. Merci de rappeler en septembre, nous explique-t-on.

Louis de Funès dans le rôle du gendarme Ludovic Cruchot, près de la gendarmerie de Saint-Tropez, en 1978. - Rolf Gebhardt - Wikipedia - CC BY-SA 4.0

Les révélation s’enchaînent sur Avisa Partners. Fakir, Mediapart, Reflets, Marianne, Arrêt sur Images, la presse aligne les informations qui dressent un tableau très noir de cette entreprise « d’intelligence économique ». Arrêt sur Images en vient même à décrire ses activités comme l’une « des plus grandes opérations de désinformation contre rémunération du 21e siècle ». Reflets, de son côté, mettait à jour une communauté de pensée entre Avisa, ses dirigeants et ce que l’extrême droite produit de pire en France depuis des décennies. L’image de l’entreprise est très sérieusement écornée. Depuis 2013, elle co-organise avec la gendarmerie nationale le Forum international de la cybersécurité. Personne n’a rien vu venir ? Qui a pris la décision chez les pandores, de s’associer avec une entreprise de ce type ? Personne n’a pensé à faire un peu de « due dilligence » ? Vous le saurez, peut-être, à la rentrée, parce que là… Il n’y a personne pour répondre à nos questions.

En 2007, à l'instigation du général Marc Watin-Augouard, la gendarmerie lance le Forum international de la cybersécurité avec l’aide financière de la région Hauts-de-France. Cette réunion d’experts en sécurité informatique se tiendra dès lors chaque année à Lille. En 2013, la Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique (CEIS), qui sera par la suite absorbée par Avisa Partners, commence à co-organiser l’événement. Alors que les premiers articles décrivant les méthodes d’Arnaud Dassier, l’un des actionnaires...


Avisa Partners, la désinformation tendance brune ?

Fri, 29 Jul 2022 19:13:30 +0200 - (source)

Les dirigeants de l'entreprise fricotent avec l’extrême-droite catho intégriste

La société n’a pas simplement publié des milliers d'articles avec des faux-nez, sur des centaines de sites. Elle et ses dirigeants sont partie prenante dans la galaxie des sites de « presse » d’extrême-droite, aux côtés de vieux routiers ultra-réactionnaires et racistes.

Avisa Partners, c’est une entreprise qui flirte avec les pratiques les plus douteuses de SEO, Complément d’enquête, le Journal du Net, Fakir et Mediapart, Arrêt sur Images mais aussi Reflets, ont démontré tout cela. L’entreprise a usé et abusé des faux profils publiant des articles qui semblent écrits par des journalistes, sur des sites ressemblant plus ou moins à ceux de journaux. Elle a sévi, en outre,dans les parties collaboratives (où les lecteurs peuvent publier des articles), de journaux ayant pignon sur rue, comme Mediapart et son «Club» des lecteurs. Mais Avisa Partners, c’est aussi autre chose : une communauté de pensée avec l’extrême-droite catho intégriste. Cette communauté de pensée se traduit par des investissements dans des journaux soutenant sa cause, soit via l’entreprise elle-même, soit via ses dirigeants. Et lorsque l’on commence à tirer le fil… c’est une pelote sans fin qui se déroule. On retrouve des financiers idéologues des pires errements de l’extrême-droite française, bien au-delà du Rassemblement National. Même s'ils nient à la fois leurs activités de «black SEO» et leurs amitiés très extrême-droitières, les dirigeants d’Avisa sont confondus par les faits. Au-delà de choix politiques qui les regardent, il n’est pas incongru de s’interroger sur la proximité entre Avisa Partners et tout l’écosystème de la sécurité informatique au premier rang duquel, la gendarmerie nationale qui organise avec cette entreprise le Forum international de la sécurité...


Amesys, la DGSE aurait disposé d’une backdoor : quelle nouvelle ! (Non...)

Mon, 18 Jul 2022 19:58:34 +0200 - (source)

Une backdoor pour quoi faire ?

La DGSE se serait aménagé une backdoor dans les systèmes déployés par Nexa/Amesys pour surveiller ce que les clients faisaient de ces systèmes d’interceptions massives. Drôle de découverte pour qui lit Reflets depuis 2012...

Amesys : une histoire sans fin

Tempête dans Landernau il y a quelques jours. Intelligence Online évoque la « backdoor » (la porte dérobée) que se serait réservée la DGSE, les services extérieurs français, dans le système d’interception massif d’Amesys vendu à Kadhafi. Voici le paragraphe d'Intelligence Online qui a mis le feu aux poudres quand NextInpact a repris l’information : « Ils [trois agents de la DGSE, NDLR]devaient répondre devant la justice, qui apparaît en difficulté sur certains aspects des techniques d'interception : l'un des ingénieurs de Nexa a avoué que le système vendu - tout du moins celui à la Libye - comportait une porte dérobée (backdoor) permettant au service français de suivre ce que les services de Tripoli surveillaient via le système. Les trois se sont retranchés derrière le secret- défense pour ne pas répondre, même si ce point fait figure de secret de Polichinelle. ». Nous sommes en 2022, un petit retour dans le passé s’impose.

Plus de onze ans se sont écoulés depuis février 2011 et notre premier article sur ce qui va devenir le « scandale Amesys ». Des années d’enquête de la Justice plus tard, des centaines d’articles sur Reflets, des centaines d’articles sur d’autres supports de presse, une internationalisation de l’affaire n’y font rien… Tout le monde continue de voir petit dans ce dossier.

Ah bon, la DGSE avait une backdoor ?

Il était temps, mais le dossier est brûlant car cette enquête se voit menée par des gendarmes, historiquement « rattachés » à...


Recours aux cabinets de conseil par la Commission européenne, comme un air de déjà vu…

Fri, 15 Jul 2022 10:32:21 +0200 - (source)

Doit-on consulter pour savoir si l'on consulte trop ?

La Cour des comptes de la Commission a rendu un rapport sur l’importance croissante des conseillers extérieurs dans les politiques européennes. Les conclusions sonnent comme celles de l’enquête sénatoriale, en France, sur l’omniprésence des cabinets de conseils dans la gestion de l’État.

Commission Européenne - Pixabay / Wikipedia - CC BY-SA 4.0

La Cour des comptes de la Commission européenne s’inquièterait-elle d’un sur-usage des intervenants tiers dans la politique de la Commission européenne ? C’est en tout cas le sens du rapport spécial sur le recours aux consultants externes, publié le 30 juin dernier.

Ce rapport fait doucement écho au travail de la commission d’enquête sénatoriale sur les cabinets de conseils privés en France. L’importance grandissante de ces entreprises dans les méthodes de gestion des États questionne au sein même des institutions démocratique nationale et continentale.

Le rapport de la Cour des comptes de la Commission européenne se concentre sur la période 2017-2020. La Commission européenne, et ses directions générales ont sollicité des consultants externes pour près de 3.7 milliards d’euros sur cette période. Et chaque année, le buget pour les missions de conseils ne fait qu’augmenter. Le plus inquiétant reste le poids de certains de ces acteurs. Entre 2017et 2019, les dix plus gros fournisseurs représentaient moins de 0.4% du total des consultants, mais cumulaient 22% du montant total des contrats, soit 600.1 millions .

Les prestataires extérieurs ne sont pas que les cabinets de conseil. Ils peuvent être aussi des experts indépendants, des universités, des sociétés de gestion, des auditeurs, des sociétés d’informatiques et d’ingénierie et des ONG. Mais en consultant le Système de transparence financière de la Commission européenne, on peut observer l’importance singulière des...


La Poste Mobile et ses clients à poil sur Internet

Mon, 11 Jul 2022 22:46:45 +0200 - (source)

Victime d'un ransomware, l'entreprise a visiblement laissé fuiter sa base clients

C'est le dernier épisode d'une longue série : un ransomware qui plombe une entreprise, les données exfiltrée sont publiées sur Internet et in fine, ce sont les clients qui sont victimes car leurs données personnelles fuitent. En masse, cette fois, puisque les deux fichiers clients publiés contiennent plus de 900.000 lignes...

Publication des données d eLa Poste Mobile sur le site de LockBit - Copie d'écran

Depuis quelques jours, le site du groupe de ransomware LockBit annonce la diffusion de données de l'opérateur de téléphonie et d'accès à Internet La Poste Mobile. L'entreprise avait pris les devants le 8 juillet en fermant son site Internet et en affichant un message pour ses clients : « Les services administratifs et de gestion de La Poste Mobile ont été victimes, ce lundi 4 juillet, d’un virus malveillant de type rançongiciel. Dès que nous avons eu connaissance de cet incident, nous avons pris les mesures de protection nécessaires en suspendant immédiatement les systèmes informatiques concernés. Cette action de protection nous a conduit à fermer momentanément notre site internet et notre espace client. Nous sommes bien évidemment désolés que cela puisse entraîner pendant quelques jours une gêne dans votre relation avec La Poste Mobile. Nos équipes informatiques procèdent actuellement au diagnostic de la situation. Nos premières analyses établissent que nos serveurs essentiels au fonctionnement de votre ligne mobile ont bien été protégés. En revanche, il est possible que des fichiers présents dans des ordinateurs de salariés de La Poste Mobile aient été affectés. Certains d’entre eux pourraient contenir des données à caractère personnel. La Poste Mobile invite ses clients à être vigilants, notamment en surveillant toute tentative de phishing et/ou d’usurpation d’identité, et les tiendra bien évidemment informés des enseignements apportés par les expertises en...


Le gigolo serial killer et l’avocat des puissants

Mon, 11 Jul 2022 11:37:02 +0200 - (source)

Dessous Choc #7

Sophie Bonnet nous plonge dans le résultat de cinq années d'enquête sur deux personnages, le célèbre pénaliste Olivier Metzner, retrouvé mort noyé et un gigolo afabulateur : Alexandre Despallières

Couverture du livre de Sophie Bonnet
Couverture du livre de Sophie Bonnet
Dans son dernier livre, Le maître et l'assassin (Robert Laffont, 2022) la journaliste d’investigation Sophie Bonnet démêle les itinéraires de deux hommes aux âmes troubles, assoiffés de pouvoir et d’argent : celui du brillant pénaliste Olivier Metzner et d’un gigolo affabulateur, Alexandre Despallières.

Quand ce dernier commence à avoir des ennuis judiciaires – et pas des moindres puisqu’il est accusé de meurtres par empoisonnement –, entre en scène l’avocat. Sous le charme du jeune homme à la beauté envoûtante, Olivier Metzner, habitué des excès en tout genre, commence à perdre une bonne partie de son discernement.

C’est que Despallières sait y faire. Rien ne semble arrêter l’ambition de cet expert ès-manipulation qui ne pense qu’à être riche et célèbre… quoi qu’il en coûte, quitte à laisser derrière lui plusieurs cadavres. Celui d’Olivier Metzner est retrouvé au large de son île privée dans le Golfe du Morbihan. Suicide ou assassinat ?

Sophie Bonnet a mené l’enquête pendant près de cinq ans. Elle nous entraîne dans les coulisses des nuits parisiennes, dans les méandres du monde politico-médiatico-judiciaire où l’argent et le pouvoir semblent primer sur tout. Un récit haletant et rythmé dont elle explore les grandes lignes au micro d’Antoine Bellier.

« Un gigolo serial killer et un avocat aux portes du pouvoir. Durant cinq ans, j’ai enquêté sur ces deux destins inextricablement mêlés. Tandis que l’un accédait à la pleine lumière et à l’opulence, l’autre sévissait dans les bas-fonds des nuits parisiennes. Un labyrinthe de crimes, de sexes, de pouvoir et de secrets. »


« Donner jusqu’à ce que ça fasse mal »

Sat, 09 Jul 2022 17:18:39 +0200 - (source)

Cinq mécènes suisses expliquent pourquoi ils ont choisi d'aider l'Ukraine et leur philosophie

D’origines suisse, ukrainienne, polonaise, autrichienne et russe, ces cinq amis ont décidé de financer l’achat de 11 ambulances neuves et d’équipement médical pour une valeur de près de 900.000 € pour l'ONG ukrainienne Comité d'aide médicale. Ils témoignent en espérant que leur geste soit contagieux.

Sur la route de Kharkiv, deux ambulances offertes par le Comité d'aide médicale passe dans la banlieue de Kyiv - D.R.

C'est l'histoire de cinq riches amis qui ont décidé de financer l’achat de 11 ambulances neuves et d’équipement médical pour une valeur de près de 900.000 pour l'Ukraine.

Après avoir évalué différentes ONG de terrain, les généreux donateurs ont découvert une association ukrainienne, le Comité d’aide médicale, qui œuvre depuis plus de 20 ans dans le secteur du handicap et la protection des migrants.

Depuis le début de la guerre, cette ONG reçoit et coordonne des demandes d’aide médicale et alimentaire de tout le pays, notamment avec le soutien de l’association suisse Parasolka, des ONG françaises Fondemos et Safe. Plus de 13.000 m³ de produits de première nécessité ont été distribués dans toute l’Ukraine. « Cette opération pour livrer ces 11 ambulances a été une aventure, raconte Natalia Kabatsiy, la directrice du Comité d’aide médicale. La logistique a été complexe. Notamment, nous avons du faire sortir 11 femmes pour chercher les véhicules en Slovaquie, car les hommes n’ont pas le droit de quitter le pays. Certaines ambulances ont été livrées dans le Donbass et dans des zones où les bombardements sont quotidien. C’était émouvant de voir les sourires des équipes médicales. »

Des membres du Comité d'aide médicale à la frontière entre la Slovaquie et l'Ukraine, 3 juin 2022 - D.R.
Des membres du Comité d'aide médicale à la frontière entre la Slovaquie et l'Ukraine, 3 juin 2022 - D.R.

« Au départ, nous ne pensions pas parler du tout, raconte l'un des donateurs. _Mais en voyant cette chaîne de solidarité, ces sourires, nous nous sommes dits que cette...


Ukraine : l’aide humanitaire repose principalement sur la mobilisation locale

Sat, 09 Jul 2022 10:26:11 +0200 - (source)

Les grandes organisations peinent à apporter un soutien efficace

Un rapport du think-tank Humanitarian Outcomes montre les difficultés de la mise en place de l'aide d'urgence aux populations civiles. Il montre que durant les trois premiers mois de la guerre, l'aide humanitaire a reposé sur la mobilisation des associations ukrainiennes et de citoyens volontaires. Il pointe aussi la bureaucratie des grandes organisations internationales incapables d'appuyer efficacement les ONG locales.

Le think-tank Humanitarian Outcomes dresse un bilan inquiétant - Copie d'écran

L’aide humanitaire peine à arriver en Ukraine et à être efficace. Dans une note datée de juin, Humanitarian outcomes, un think-tank anglais spécialisé dans la recherche et l’analyse sur les questions humanitaires en dresse le constat et tente d'analyser les freins. Pourtant, l'urgence est là : 16 millions d'Ukrainiens sont réfugiés ou déplacés à l'intérieur du pays. Beaucoup de civils dépendent donc de l'aide humanitaire.

«Bien qu'elles aient collecté d'importantes sommes d'argent dans les premiers jours et les premières semaines de la crise, les organisations internationales n'ont pas été en mesure d'injecter rapidement des ressources pour renforcer et étendre les efforts de réponse locaux existants pendant qu'elles intensifiaient leurs propres programmes. Au lieu de cela, trois mois plus tard, la majeure partie de l'argent n'a pas été utilisée et est restée entre les mains d'organisations internationales qui sont limitées dans leur financement par des exigences de conformité trop lourdes et trop longues à respecter pour les petits groupes de volontaires. Même les objectifs ambitieux et les critères de référence en matière de "localisation" (privilégier les ONG du pays, NDLR) ont été absents des plans d'intervention internationaux, tout comme les outils de base convenus précédemment pour les organisations nationales, tels que des formulaires uniques et unifiés pour simplifier les demandes de...


Ukraine : une logique de guerre longue

Thu, 07 Jul 2022 13:52:58 +0200 - (source)

Le conflit pourrait durer encore de longs mois.

L'armée russe a obtenu une victoire tactique dans le Donbass en occupant les villes de Sievierodonetsk et de Lysychansk, et elle poursuit son offensive dans cette région de l'Est. Mais d'autres fronts sont aussi actifs. L'armée ukrainienne a réussi à obtenir le départ des troupes russes de l'île du Serpent. Et surtout, elle se renforce dans des secteurs clefs : artillerie et défense antiaérienne. Les soutiens de l'Ukraine, États-Unis en tête, s'organisent pour aider le pays dans la durée.

Le drapeau ukrainien flotte à nouveau sur l'Ile du Serpent - D.R.

Sivierodonetsk, une des villes clefs du Donbass, est tombée aux mains de l’armée russe et des séparatiste après plusieurs semaine de combat ainsi que des villages alentour. Mais les russes n’occupent qu’un champ de ruines. Samedi 2 juillet, c’est la ville de Lysychansk qui a été à son tour occupée. Si le revers pour Kyiv est certain, en un mois de guerre totale dans le Donbass, les séparatistes n’ont, dans les faits, occupé en juin que 1500 km², soit 0,3% du territoire ukrainien. Ce qui montre que la résistance ukrainienne tient bon, alors que le rapport de force est largement en faveur de l’armée russe pour ce qui est de l’artillerie et de l’aviation.

Mais beaucoup d’autres fronts sont actifs. Du côté de Kharkiv, Russes et Ukrainiens alternent attaques et contre-attaques. Il semble que Moscou n’a pas renoncé à tenter de prendre, à terme, la deuxième ville du pays. Dans le sud de l’Ukraine, les informations sont difficiles à obtenir, mais il semble que l’armée ukrainienne a progressé en direction de Kherson. Dans cette zone, les partisans ukrainiens harcèlent aussi les convois russes et plusieurs collaborateurs de l'occupant ont été assassinés ou victimes de tentative de meurtre.

L’armée russe semble incapable de disposer de suffisamment de troupes le long de cette ligne de front qui mesure environ 2.500 km, dont 1.000 km où le front est effectivement actif. Selon des documents qui ont fuité, l’armée russe peine à recruter des conscrits: le nombre de recrues serait...


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